Dominez votre stress et vos soucis 3

Deuxième partie : Analyse systématique du stress.

Dans cette seconde partie du livre, Dale Carnegie nous explique comment nous devons aborder ce lourd problème lorsque nous en sommes, en quelque sorte, prisonnier.

Chapitre 4 : Quelles sont les informations nécessaires ?

« La confusion est la principale cause du stress »

Ce chapitre insiste sur une phase capitale, et pourtant, souvent mise de coté.

Nous sommes en état de stress quand :

  1. Nous sommes confrontés à une situation périodique difficilement supportable, sans chercher à la modifier, afin de la rendre plus acceptable.
  2. Nous évitons de faire un point sur cette situation stressante afin d’y remédier et, ce faisant, nous la perpétuons.
  3. Nous prenons une décision que nous savons inappropriée, car nous n’avons pas, au préalable, réunis tous les éléments du problème.

 

Donc, avant de prendre la moindre décision, il faut « établir les faits de façon, impartiale et objective ».

S’il nous est trop difficile de raisonner froidement sur une situation traumatisante, Carnegie donne une méthode simple pour éliminer un surcroit émotionnel et prendre du recul : faire comme si vous deviez rassembler tous les éléments pour quelqu’un d’autre.

Chapitre 5 : Comment décider avec sang-froid ?

Une fois les faits rassemblés, il faut les analyser, le mieux est de les noter car, comme dit un dirigeant de General Motors :

« Un problème bien posé est à moitié résolu »

Face à un problème auquel il faut trouver une solution très rapidement, il faut se poser les deux questions suivantes (citées par le président d’une compagnie d’assurance de Shanghai qui fut menacé de mort en 1942, lors que les troupes japonaises débarquèrent) :

  1. Qu’est ce que je redoute exactement ? (indiquer le pire qui puisse arriver)
  2. Que puis-je faire pour y échapper ? (lister toutes les réponses possibles…et choisir la meilleure).

 

Chapitre 6 : De la décision à l’action.

Galen Lightfield, le directeur de cette agence de Shanghai, ajoute que c’est le fait de poser le problème, qui permet de prendre automatiquement la bonne décision, car si on se décide en état de panique, à la dernière minute, on a toutes les chances de faire un mauvais choix.

« J’ai découvert que la moitié de mon anxiété disparaissait dès que j’étais arrivé à prendre une décision claire et précise et que, généralement, la moitié du stress restant disparaissait dès que je commençait à la mettre en œuvre cette décision ».

William James :

« Dès que l’on a prit une décision, et qu’il s’agit de la mettre à exécution, il faut écarter délibérément toute appréhension au sujet du résultat final ».

Chapitre 7 : Comment éliminer 50% de votre stress professionnel ?

Ce chapitre s’adresse, en particulier, aux responsables stressés, notamment par des réunions que n’en finissent pas.

Ainsi Léon Shunkin, ancien président de l’éditeur New-Yorkais Simon and Schuster nous dit :

« Pendant quinze ans, j’ai passé la moitié de chaque année de travail à tenir des réunion avec mes associés…et je rentrais chez moi épuisé ».

Lessivé et pressentant une catastrophe sur son état de santé futur, il va mettre au point une méthode qui « a fait des prodiges ».

Il a abandonné ces réunions et il a demandé à ses associés qui avaient un problème de rédiger un exposé de celui-ci, et contenant les quatre questions suivantes :

  1. Quels est le problème ?
  2. Quelles sont les causes du problème ?
  3. Quelles sont les solutions possibles ?
  4. Quelle est la meilleure solution ?

 

Troisième partie : Comment briser le stress avant qu’il ne vous brise ?

La Seo d'Urgell - chapiteau

Chapitre 8 : Comment chasser les idées noires ?

Voilà un chapitre qui devrait aider beaucoup de monde.

Comme un son habitude, Dale Carnegie y répond à travers les cas précis de plusieurs personne qu’il a interrogées. Parmi ces exemples poignant.

  • Un homme qui a subit la perte de deux enfants en quelques mois seulement.
  • Une femme dont le fils s’engage au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor.
  • Une autre femme, Osa Johnson, qui formait avec son mari un couple d’explorateur. Mais un jour, lors d’une tournée de conférences, l’avion s’écrase sur la montagne. Martin, son mari, meurt sur le coup, et Osa, elle aussi dans l’avion, se retrouve clouée dans un fauteuil roulant pour le restant de ses jours.

 

La solution est toujours la même :

« S’occuper du matin au soir pour chasser les idées noires de son esprit ».

Chapitre 9 : Gare aux petites erreurs qui gâchent la vie.

Ce chapitre doit être lu par tout le monde et en particuliers par les couples.

Il y est d’abord questions de Robert Moore, un sous-marinier américain.

En mars 1945, son sous-marin attaque un convoi japonais. Mais il est pris en chasse par un mouilleur de mine.

Le fond n’a que 80 mètres. Impossible d’échapper aux mines, qui vont pleuvoir pendant quinze heures et « il suffit qu’une grenade explose à moins de cinq mètres pour ouvrir une brèche ».

Robert Moore raconte :

« Nous sommes fichus, me disais-je sans cesse, cette fois, nous sommes fichus »

« La peur me glaçait…je claquais des dents, couvert de sueurs froides, malgré une température de 40° »  (le système d’aération avait été arrêté pour faire silence complet).

 Puis l’attaque cessa brusquement.

« Ces quinze heures m’ont semblé durer des siècles. Toute ma vie est repassé devant mes yeux. Je me suis rappelé toutes mes erreurs, et aussi toutes les futilités qui m’ont tracassées ».

« Employé de banque…je me lamentais, je me tourmentais…j’avais détesté mon patron et…rentrant à la maison fatigué et de mauvaise humeur, je me disputais avec ma femme sans véritable prétexte ».

« Je me jurais alors de ne jamais, plus jamais me tracasser si je restais en vie »

Pour les couples :

Le juge Joseph Sabbath a vu défiler dans son « cabinet de conciliation » environ quarante cinq mille couples souhaitant divorcer. Il déclare :

« Presque toujours, ce sont des futilités que l’on trouve à la base des dissensions conjugales ».

Pour les crimes, le procureur général Franc Hogan dit :

« Au moins 50% des affaires jugées par mes tribunaux criminels naissent de fait insignifiants ».

D’où le principe numéro neuf de Dale Carnegie :

« Ne vous tracassez pas pour des bagatelles »

 

Chapitre 10 : Une technique antistress.

Encore un chapitre qui doit faire réfléchir tout le monde.

Dans ce chapitre, Carnegie aborde les angoisses causées par des problèmes ou des catastrophes qui n’arriveront jamais, comme être enterré vivant ou être foudroyé par un orage.

Il nous parle de la Lloyd, la célèbre compagnie d’assurance « qui a bâti sa fortune sur la tendance des gens à se protéger de malheur qui se réalisent rarement ».

Un jour se reposant dans un charmant hôtel de montagne, il demande à une des clientes, qui avait l’air des plus heureuses, s’il ne lui été pas déjà arrivé d’être stressée.

« Cher Monsieur, répondit-elle, toute mon existence a failli être ruinée par le stress. J’ai enduré pendant onze ans un véritable enfer, un cauchemar que j’avais crée moi-même »

Extrêmement irritable et continuellement sous pression, Mrs Salinger avoue :

« Rien d’étonnant à ce que, dans ces conditions, mon premier mariage soit un échec ».

Mais grâce à son mari, elle va vaincre un stress permanent :

« Mon second mari est avocat, un homme calme, doué d’un esprit analytique, et qui ne se tracasse jamais ».

« Chaque fois que je perdais le contrôle de mes nerfs, il me disait :

  • Examinons cette affaire d’un peu plus près
  • Quelles est la raison exacte de ton inquiétude ?
  • Appliquons le calcul des probabilités, et nous allons voir si tes craintes risquent vraiment de se réaliser ».

« D’après le calcul des probabilités, cela n’arrivera pas ».

« Cette simple phrase a chassé radicalement 90% de mon stress ».

Chapitre 11 : Que faire devant l’inévitable ?

Malheureusement, un drame, une tragédie, un accident, peuvent toujours arriver.

Que faire ? Composer avec l’inévitable, quel qu’il soit, tel Socrate qui accepta de boire la cigüe.

La mort de Socrate

Dale Carnegie donne encore de nombreux exemples afin  d’appuyer son propos.

Dont celui de Sarah Bernhard, la « divine », reine du théâtre.

Sarah Bernhard se blessa gravement à une jambe lors d’une chute dans un paquebot.

A l’âge de 71 ans, elle dut entendre le médecin lui dire qu’il fallait se résoudre à l’amputation de sa jambe blessée.

« L’espace de quelques instants, Sarah le dévisagea, puis elle dit calmement : « s’il le faut, faites-le ».

Après son opération, Sarah Bernhard repris pendant encore sept ans ses tournées à travers le monde.

Chapitre 12 : Comment limiter votre inquiétude ?

Toute chose a un coût, un prix. Et c’est parce que on donne souvent un prix exorbitant, le prix de la passion en fait, à un objet aussi modeste qu’un sifflet, qu’on peut vite s’en mordre les doigts, et parfois durablement.

C’est ce qui est arrivé à Benjamin Franklin à l’âge de sept ans.

Le petit Franklin avait repéré un jolie sifflet dans la vitrine d’un magasin.

Il le voulait vraiment, à tel point, qu’il vida sa tirelire sur le comptoir du marchand, pour emporter son sifflet, sans se préoccuper le moins du monde du prix de l’objet.

Rentré chez lui, tout fier, avec son sifflet dans la bouche, il subit les moqueries de ses frères, quand ces derniers apprirent le prix payé par Benjamin, bien supérieur au prix réel de sifflet.

Et le petit Benjamin se mit à pleurer.

D’où le conseil de Carnegie :

Avant de gaspiller toute notre énergie pour rien, posons-nous la question :

« Combien ce qui me préoccupe vaut-il réellement pour moi ? »

Une autre chose qui nous « bouffe le foie », c’est les ressentiments. Carnegie aborde ce sujet en citant Abraham Lincoln :

« J’ai l’impression que le ressentiment est une chose néfaste pour celui qui le nourrit. Aucun de nous n’a de temps à perdre avec ça. En ce qui me concerne, dès qu’un homme cesse de me m’attaquer, j’oublie ce qu’il a pu dire ou faire contre moi ».

 

Chapitre 13 : Pourquoi « scier de la sciure » ?

Ce chapitre, le dernier de la troisième partie est, un peu, la suite du précédent.

Il pointe du doigt une évidence qu’on a parfois beaucoup de mal a accepter.

«On ne peut rien changer au passé, à un évènement révolu, même de quelques secondes seulement, et il ne sert à rien de s’empoisonner la vie avec ».

Carnegie donne un exemple très visuel, emprunté à un journaliste de la Gazette de Philadelphie qui, à l’occasion d’un discours posa les questions suivantes :

« Combien d’entre vous ont déjà scié du bois ? Presque tous les jeunes gens avaient manié une scie au moins une fois dans leur vie.

Bon, mais combien d’entre vous ont déjà scié de la sciure ? Pas une main levée.

Bien sur ! On ne peut pas scier de la sciure. C’est du bois déjà scié.

Et c’est la même chose pour le passé ».

Tout ce que nous pouvons faire, c’est nous résigner à cette perte, l’oublier, et passer à autre chose ».

Voilà déjà que quoi réfléchir et commencer à déstresser.

Rendez-vous la semaine prochaine pour la quatrième partie.



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