Dominez votre stress et vos soucis 2

Après avoir résumé la préface et l’introduction dans l’article précédent, nous entrons dans le vif du sujet.

Première partie :

Principes fondamentaux pour mieux dominer le stress et les soucis.

C’est probablement la partie la plus importante du livre pour son auteur, Dale Carnegie, car les trois chapitres qui le composent sont, de loin, les plus longs, une dizaine de pages chacun.

Des trois chapitres, c’est le premier qui est le plus important, car il est la clé de tout, le stress, la maladie et le bonheur.

Lire et relire les exemples, souvent incroyables, fournis et mettre en application sur le champ.

Chapitre 1 : Comment compartimenter votre vie.

Ce chapitre, comme les autres, est constitué d’exemples forts, qui montrent déjà à quel point le stress et les soucis peuvent nous détruire et nous amener au bord de la tombe.

Ces exemples sont ponctués de nombreuses citations, et l’article s’achève sur le principe numéro un, celui qu’il faut vraiment comprendre et appliquer :

VIVEZ UN JOUR A LA FOIS.

 

Dans le premier exemple, Carnegie nous parle de ce jeune étudiant en médecine, empoisonné par la peur de l’échec et le soucis de son avenir.

Il fut délivré de ses angoisses après avoir lu une phrase de l’écrivain écossais Thomas Carlyle :

« L’important n’est pas de voir se qui se profile confusément au loin, mais de faire ce qui est nettement à portée de main ».

La lecture de cette phrase chamboula sa vie. Sir William Osler devint le médecin le plus célèbre de sa génération et fut nommé doyen de la faculté d’Oxford.

Longtemps après avoir lu Carlyle, lors d’une conférence à l’université de Yale, il transmit le secret de sa réussite :

« Il faut cloisonner son existence en compartiments étanches », comme dans les paquebots transatlantiques qu’il empruntait souvent.

« Je vous recommande donc avec insistance, dit Osler à Yale, d’apprendre à contrôler votre esprit de manière à pouvoir diviser votre existence en compartiments étanches. C’est le moyen le plus sur de garantir votre sécurité durant votre parcours ».

« Bloquez l’avenir aussi sûrement que le passé ».

« L’avenir, c’est aujourd’hui

Le jour de votre salut est celui que vous vivez en ce moment ».

 

Un peu plus loin, Dale Carnegie cite en exemple le cas d’un jeune militaire, Ted Bengermino, durant la seconde guerre mondiale.

« En avril 1945…j’étais alors sous-officier à la 94e division d’infanterie. Je tenais à jour la liste de tous les hommes tués au combat, portés disparus ou hospitalisés. Je devais également aider à l’exhumation des corps des soldats, aussi bien alliés qu’ennemis…enterrés hâtivement ».

« Je me demandais si j’allais en sortir, rentrer vivant  et pouvoir tenir dans mes bras mon fils de seize mois que je n’avais encore jamais vu. J’étais si stressé que j’avais perdu 17 kilos. Je vivais dans un tel état de panique que j’en devenais presque fou. »

On imagine bien son état psychique à Ted, passer ses journées à compter les cadavres, entre deux bombardements…et se demander si on fera bientôt parti de la liste…Scream, à coté, c’est de la gnognotte.

« Finalement, j’échouai dans un hôpital militaire. Et ce fut un major-général qui me sauva d’un simple conseil . »

« Ted, me dit-il, je voudrai que vous considériez votre vie comme un sablier. La partie supérieure contient des milliers de grains de sable…Quoi que nous fassions, nous ne pouvons faire passer plus d’un grain à la fois, à moins de briser le sablier »

« Vous, moi, tout le monde

Nous ressemblons à un sablier »

« Un grain de sable à la fois, une tâche à la fois. »

Carnegie élève ensuite le propos sur un terrain philosophique en citant Jésus :

« Ne vous souciez pas de lendemain. »

« Il est triste de voir nos hôpitaux soigner tant de malades souffrant de troubles mentaux ou nerveux : des hommes et des femmes qui se sont effondrés sous le poids des soucis de la veille et des angoisses du lendemain.

Pourtant, la plupart pourraient aujourd’hui jouir d’une excellente santé et mener une vie non stressée s’ils avaient observé les mots de Jésus. »

Toujours dans le même esprit, il cite ensuite un autre écrivain écossais, Robert Louis Stevenson, l’auteur fameux de « l’île au trésor. »

« Chacun d’entre nous peut porter son fardeau, aussi lourd soit-il, jusqu’au soir. Chacun peut s’acquitter de son travail, si difficile soit-il, durant une journée. Nous sommes tous  en mesure de mener une existence sereine et pleine d’amour jusqu’au coucher du soleil. Et en réalité, vivre, c’est vraiment cela. »

Je vais prendre un dernier exemple tiré de ce chapitre car, je pense que beaucoup de femmes, de nos jours, sont dans la même situation que l’héroïne citée et peuvent, par conséquent, en tirer grand profit.

Il s’agit de Mrs Shields, une américaine qui, désespérée, songeait même au suicide.

« En 1937, je perdis mon mari…j’étais terriblement déprimée, et quasiment sans ressources…Je vendais des encyclopédies aux écoles des petites villes. »

Mais quand son mari tomba malade, deux ans auparavant, Mrs Shields dû vendre sa voiture. Elle prit une voiture d’occasion pour continuer ses tournées.

Désemparée, malheureuse «Je dus bientôt me rendre compte… que cette activité était au dessus de mes forces…Les écoles que je visitais étaient pauvres, les routes mauvaises, je me sentais si découragée qu’à un moment, j’ai envisagé le suicide…Chaque matin, je redoutais le moment où j’allait affronter à nouveau une journée entière. »

« Puis un jour, je lus un article qui me donna le courage de continuer. Jusqu’à la fin de mes jours, je garderai une profonde reconnaissance à l’auteur de cette petite phrase qui fut pour moi une lueur dans les ténèbres. »

« Pour le sage, chaque jour est une nouvelle vie. »

 

« J’ai tapé cette phrase à la machine et je l’ai collé sur le pare-brise »

« Je découvris qu’après tout l’existence n’était pas si dure, du moment qu’on vivait seulement une journée à la fois. J’appris à oublier la veille et à ne pas penser au lendemain. Chaque matin, je me disais : aujourd’hui commence une nouvelle vie ».

« Aujourd’hui, je suis heureuse, mes affaires marchent assez bien, et j’aime passionnément la vie. »

« J’ai appris à vivre une journée à la fois, suivant la devise :

« Pour le sage, chaque jour est une nouvelle vie . »

Un Buddha de Borobudur, Indonésie

 

Chapitre 2 : Une formule utile pour gérer les situations stressantes.

Le deuxième chapitre est le complément indispensable du premier.

Avec ces deux premiers chapitres de ce livre formidable, vous êtes définitivement sauvé du stress et des soucis et, notez-le bien, sous avoir dépensé un traître sou.

Quelle est cette formule magique ?

D’après Dale Carnegie, elle a été inventé par Willis Carrier, qui a été « le brillant ingénieur qui a inventé l’air conditionné . »

Willis avait été missionné par son entreprise d’installer dans une usine une toute nouvelle méthode de nettoyage de gaz.

Mais il se rendit vite compte que le nouveau système ne pouvait pas fonctionner, et donc qu’il lui été impossible d’accomplir sa mission.

Il entrevit immédiatement les conséquences dramatiques de ce constat d’échec. Son entreprise allait perdre les 20 000 dollars d’investissement de l’installation et lui, il allait probablement perdre son travail.

« C’était comme si on m’avait asséné un coup de matraque. Pendant plusieurs jours, j’étais si tressé que je n’arrivais plus à dormir. »

« Puis un beau matin, mon simple bon sens me rappela que ce n’était pas en me tracassant sans cesse que j’allais trouver le moyen de m’en sortir.. »

Willis Carrier décide alors d’élaborer une méthode lui permettant de résoudre son problème technique en n’étant pas harcelé par le stress.

« Il y a maintenant trente ans que j’applique cette technique « antistress ». Elle est extrêmement simple, et à la portée de tout le monde. »

Elle consiste en trois étapes :

  1. « Je procéderai à une analyse minutieuse et honnête de la situation ; ensuite, je déterminerai quelles pouvaient être les pires conséquences de mon échec.
  2. Après avoir envisagé les pires conséquences, je me résignai à les accepter au cas où cela deviendrait nécessaire.
  3. A partir de cet instant, je consacrai tout mon temps et toute mon énergie à la recherche d’un moyen d’atténuer ces conséquences que, mentalement, j’avais déjà acceptées. »

 

Pour surmonter une épreuve, quelle qu’elle soit, il faut d’abord se résigner à accepter ce qui est passé.

Dale Carnegie cite une phrase du philosophe chinois Lin Yutang :

« La vrai sérénité ne peut résulter que de l’acceptation de l’inévitable. »

Livre de Lin Yutang

Car une fois qu’on s’est résolu à accepter le pire, et comme le pire n’a, en réalité, pratiquement aucune chance d’advenir, alors on ne peut que gagner car on n’a plus rien à perdre.

Ne faites pas comme des millions de personnes qui ont sombré uniquement pour avoir refusé d’accepter le pire sans même chercher à en atténuer les conséquences.

Dale Carnegie nous raconte encore l’histoire dingue de Earl Haney, qui souffrait de plusieurs ulcères, et que plusieurs médecins et spécialistes avaient considéré incurable, lui conseillant de faire rapidement son testament.

Earl, au lieu de s’effondrer et de se morfondre, s’est alors dit que c’était surement le bon moment, puisque la fin était proche, de réaliser son rêve de faire le tour du monde.

Et il réserva une cabine dans un paquebot, rejetant les injonctions des médecins qui affirmaient qu’il serait mort avant quinze jours, et son corps jeté à la mer.

Prudent néanmoins car voulant être enterré dans son caveau familial au Nebraska, il embarqua un cercueil avec lui dans le bateau.

Durant tout le voyage, il fit la fête jour et nuit pour oublier la fatale échéance, et ne rien regretter.

A son retour de voyage, il avait grossi de quarante-cinq kilos, et était en pleine forme.

Il revendit le cercueil et retourna à son travail.

Face à tout problème stressant, brandissez, le deuxième principe de Dale Carnegie pour dominer le stress et les soucis :

Envisagez le pire.

Préparez-vous à accepter le pire.

Tirez parti du pire.

 

Chapitre 3 : Evaluez les conséquences du stress sur votre santé.

Dans ce chapitre, Dale Carnegie étale longuement les dégâts du stress sur la santé humaine.

Ces dégâts sont largement sous-évalués, et même passé sous silence, car le stress est généralement une conséquence de l’activité économique, de la course aux résultats.

Or, l’économie prime sur tout, car l’économie c’est l’emploi…donc motus sur la casse.

Dale Carnegie, rappelle que durant la seconde guerre mondiale, trois cent mille américains sont morts sur le front, mais que durant la même période, deux millions de civils sont morts de maladies de cœur dont la moitié liée au stress.

L’auteur indique aussi qu’aux USA, le nombre de suicide est supérieur au nombre de décès dus aux cinq maladies contagieuses les plus répandues.

Quelle est la cause de ces suicides ? Dans la plupart des cas, le stress et les soucis.

De nombreuses personnes souffrent de l’arthrite, qui peut vous clouer dans un fauteuil, comme le peintre Renoir.

Renoir arthritique

Le stress est une des causes de cette affection, avec plus particulièrement, d’après une autorité américaine en la matière, quatre causes très répandues que rappelle Carnegie:

  • Les mariages malheureux.
  • Les revers et les soucis financiers.
  • La solitude et le stress.
  • Les ressentiments entretenus.

 

Pour terminer sur une note un peu plus souriante ce chapitre qui clos la première partie du livre, Dale Carnegie évoque une affiche qu’avait collé un médecin sur la porte de la salle d’attente :

DETENTE

Les facteurs de détente les plus puissants s’appellent :

Religion, Sommeil, Musique et Rire.

Croyez en Dieu et gérez bien votre sommeil.

Appréciez la bonne musique. Prenez la vie du bon coté.

Santé et bonheur seront à vous.

 

J’ai lu ce livre il y a une quinzaine d’année (on me l’a donné quand j’ai moi-même fait une formation Carnegie, à Marseille), et bien ça me fait sacrement du bien de le relire à l’occasion de ce résumé…il y a longtemps que j’aurai du le faire.

 

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La suite mardi 12 janvier.

 



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