Une collection de remèdes très simple contre le stress

Pour clore cette série d’articles consacrés au stress et à ses conséquences sur notre santé et dans notre vie quotidienne, je livre maintenant quelques secrets d’experts.

Trucs et astuces contre le stress de Lorenzo Pancino

Lorenzo Pancino est un as de la parole en toutes circonstances. Il est capable d’imiter n’importe qui et, à ce titre, il a été une des voix des Guignols de Canal.

Il a crée une formation en ligne « Maxxivoice » qui fait référence, sur l’art de s’exprimer.

Dans cette formation, il nous livre trois techniques très simples mais extrêmement efficace à lui pour déstresser avant d’entrer en scène et de faire face à une audience.

Première astuce de Lorenzo pour gérer son stress, inspirée du Tai chi :

Un exercice pour vous aider à récupérer de l’énergie.

  1. Inspirez en levant les bras
  2. Expirez en les ramenant jusque devant le nombril, sans le toucher

Il est important de ne pas forcer sur sa respiration : si vous respirez vite, le mouvement est rapide. Si vous respirez lentement, le mouvement est lent.

Deuxième astuce de Lorenzo pour gérer son stress :

Un exercice de mouvement des mains et des bras qui va vous aider à évacuer le mauvais stress.

Commencer par secouer fort vos mains.

Ensuite, inspirez en levant les bras et soufflez très fort en relâchant votre corps.

Faites-le trois fois de suite.

Troisième astuce de Lorenzo pour gérer son stress :

C’est un exercice qui va vous aider à déstresser instantanément et à regagner en énergie.

Vous devez ici vous masser le plexus (sous le nombril) avec le bout des doigts, dans le sens des aiguilles d’une montre, très vite, mais pas très fort !

Le but est que ça chauffe, de manière à déverrouiller le thorax.

Se soigner par l’hypnose.

En farfouillant un peu, j’ai trouvé une vidéo sympa sur la relaxation et l’amélioration des conséquences physique et psychique du stress grâce à l’hypnose.

Séance d’hypnose contre les effets du stress par Benjamin Lubszynski :

 

 

Le stress et le cancer.

 

Dossier Nature et Santé : Spécial Cancer.

Nature Santé Innovation, édité par Jean-Marc Dupuis, a publié un dossier spécial « cancer », dans lequel il est question du stress.

Le chapitre est intitulé : les trois piliers  anti-cancer, lesquels sont :

  1. Le programme nutritionnel
  2. L’activité physique
  3. Le programme émotionnel.

 

Dans ce troisième pilier, il est précisé que : « Les personnes angoissées développent plus facilement un cancer. Le stress ne « fabrique » pas le cancer, mais il contribue assurément à son développement. »

On peut y lire un certain nombre d’informations édifiantes, comme :

  • Le risque de cancer chez les anxieux est de 20 à 100% supérieur à la normale.
  • Les femmes angoissées survivent beaucoup moins longtemps à un cancer (notamment du sein), et surtout lors d’une récidive.
  • Des sentiments particulièrement négatifs pourraient être des facteurs déclenchant.
  • Le stress est reconnu comme un facteur aggravant de toute maladie et donc des cancers.
  • En phase de lutte contre la maladie, il est donc capital de transformer toute émotion négative –angoisse, inquiétude, en émotions positives comme la sérénité la douleur, la gentillesse et l’amour.
  • Il est aussi très important que le malade « devienne le gérant de santé. » car le fait de choisir ses médecins et son parcours accentuera sa confiance envers le personnel médical, avec pour conséquence constatée, une espérance de survie exceptionnellement longue.
  • Rester optimiste c’est-à-dire ne pas se voir mourant mais envisager un avenir radieux (visualiser la régression de la tumeur sous l’attaque des anticorps), s’avère grandement bénéfique.
  • Le yoga, la prière, la méditation, la sophrologie, sont des techniques qui peuvent s’avérer grandement bénéfique.
  • Enfin, un sommeil de qualité est des plus bénéfiques car la fatigue fragilise face au cancer.

 

Types de stress et évolution de la maladie.

 

Serge-Reiver Nazare a écrit une série de 7 petits volumes consacrés à « La santé ». C’est le titre de la série. On peut les trouver sur internet.

Dans  le volume III, consacré au processus psychosomatique de la maladie, il est question des notions de vécu, de ressenti, des émotions, du stress et des conflits et enfin des causes des maladies.

En ce qui concerne le stress, l’auteur prétend qu’il se présente sur trois plans :

  1. Un plan évolutif. Le stress représente une excitation, positive ou négative, qui se situe au niveau du corps astral de l’individu, résultante d’un certain nombre de sentiments, et qui lui permet aussi d’assurer un certain nombre d’actions ou de réactions physiques.
  2. Un plan physiologique. Le stress est un processus biologique qui permet une adaptation devant les modifications de l’environnement dans un but de survie.
  3. Un plan pratique. Le stress intervient globalement dans les nivaux affectif, matériel, environnemental, professionnel, familial.

 

Le stress peut donc être positif ou négatif. Mais « il convient de distinguer l’état de stress du sur-stress qui peut amener l’individu à dépasser son seuil de tolérance, d’où pathologie. »

L’auteur distingue ensuite quatre types de stress, qui peuvent s’associer.

Les 4 types de stress :

  1. Le stress conscient. Il correspond à des épisodes de la vie : Décès, divorce, séparation, perte de travail, etc.
  2. Le stress non conscient. Il correspond à des faits accumulés depuis la naissance, et qui sont oubliés dans l’apparence.
  3. Le stress venant de l’extérieur. Bonnes ou mauvaises nouvelles, insultes, surmenage, stimulations violentes, traumatismes physiques ou psychiques, etc.
  4. Le stress venant de l’intérieur. Tel que mémoire familiale, développement psychoaffectif, problématiques durant l’enfance, etc.

 

De bonnes décisions anti stress.

Le psychologue Marc Vachon, dans sa brochure « quelques décisions anti stress », offre plusieurs infos pour changer de vie afin d’être enfin heureux.

La plus importante, c’est d’arrêter de se plaindre ou d’accuser les autres de son (mauvais) sort.

Il faut impérativement se prendre en main et ne plus confier sa vie à d’autres (qui ne s’intéresse qu’à eux-mêmes), qui agiront toujours dans le sens de leur intérêt propre, et souvent à vos dépends.

Reprendre sa liberté (au départ au moins mentalement), c’est la condition minimale pour sortir de la situation d’esclave volontaire.

Sentir qu’on ne contrôle pas sa destinée ne peut qu’attaquer les nerfs et la cervelle.

Tant que la prison est dorée, ça semble supportable mais, dès que des nouvelles angoissantes commencent à frapper aux oreilles (et en ce moment, ça ne manque pas), c’est le stress qui s’empare de vous, chaque jour un peu plus oppressant.

A partir de là, et si ça perdure, alors, tout commence à voler, la santé, puis la famille, puis la vie, la vie qu’on avait bâtie, qu’on avait accepter sinon rêvée.

Et tout cela en un rien de temps.

Le gros avantage, l’énorme avantage quand on choisi sa vie, c’est qu’on ne se plein jamais en cas d’échec ou de coup du sort.

« on l’a voulu, on l’a eu !»

Quand les médecins ont coupés tous les doigts des mains et des pieds de Maurice Herzog, après qu’il soit redescendu complètement gelé de l’Annapurna, est-ce que Herzog s’est plaint ? Non. Personne ne l’avait obligé à partir…

Il a voulu conquérir l’Annapurna (1er  sommet à plus de 8 000 mètres), il l’a fait, il a vaincu la montagne.

Bien sûr, tout a un prix. Il le savait avant de partir.

Il a payé, cash, à l’arrivée, sans ronchonner, car ce qu’il avait fait, il l’avait décidé lui, et personne d’autre. Il n’avait donc personne à critiquer, autre que lui-même.

Mais on ne critique pas un vainqueur, un héros. Et les blessures augmentent la valeur de l’action. Et, du coup, son livre est devenu un sacré best-seller.

Je me suis un peu écarté de l’opuscule de Marc Vacher, mais j’y reviens maintenant car à la fin de sa démonstration, l’auteur vante chaudement, les mérites du rire pour vaincre le stress (un autre Annapurna pour certains) :

« Le rire est l’anti stress par excellence. »

Car, le rire :

  • Facilite l’oxygénation du sang ; nettoie et libère les poumons
  • Stabilise les battements du cœur et diminue la pression artérielle. Prévention de la crise cardiaque
  • Un bon fou rire équivaut à dix minutes de relaxation totale
  • Digestion harmonieuse grâce à la gymnastique abdominale et le brassage du tube digestif
  • Le rire permet d’être plus frivole, plus extravagant, il dissipe les tensions et les inhibitions
  • Renforce le système immunitaire. Plus de globules blancs.

 

Il faut rechercher activement les occasions de rire car cela envoie le message au cerveau de se sentir bien, ce qui va engendrer la production d’endorphines.

Personnellement, j’ai chez moi tout un arsenal de rire massif anti stress: une collection de livres illustrés par Dubout (lors de sa mort, Wolinski, malheureusement disparu lui aussi dramatiquement l’année dernière dans les conditions que l’on sait, à la télé avait dit : « c’était le meilleur ; il avait réussi à faire rire même les imbéciles »). Donc, vous n’avez plus d’excuses…

Un dessin de Dubout

 

Le remède anti stress dont personne ne parle :

Selon de très nombreux scientifiques, un des remèdes les plus efficaces contre le stress consiste, tout simplement, à « faire l’amour ». Se plonger dans cet océan qu’est l’amour permet, on le sait tous, de tout oublier et, en particulier, les soucis. D’où l’intérêt de faire durer le plaisir.

La relation amoureuse est en elle-même un antidépresseur naturel. De simples caresses ont un effet relaxant extraordinaire.

C’est joindre l’utile à l’agréable. Et pas de contre indication.

Dubout-le Kamasutra

Un dessin de Dubout pour illustrer le KamaSutra

 

L’arme anti stress absolue :

Quelle est cette arme fatale contre le stress (c’est ainsi qu’elle est présentée) ?

C’est la « cohérence cardiaque », révélée en France par David Servan-Schreiber dans son livre « Guérir ».

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une méthode ultra simple et qui ne prend que quelques minutes par jour.

La grosse difficulté, c’est de s’y tenir régulièrement et quotidiennement.

L’objectif est de réguler la variabilité du rythme cardiaque par une technique très simple de respiration, qui se résume en trois chiffres : 365. Comme le nombre de jours d’une année.

En clair, cela donne ceci :

  • 3 fois par jour
  • 6 respirations par minute
  • Durant 5 minutes

 

Quelques détails de plus, et vous pouvez commencer de suite :

  • La première séance de respiration se situe le matin dès votre lever
  • Les deux suivantes doivent se faire 4 heures après pour la deuxième (en fin de matinée, mais on est pas à une minute près), et la troisième 4 heures après la seconde, vers 16 ou 17 heures.
  • Si vous vous coucher tard, vous pouvez éventuellement en faire une quatrième, mais ça n’est pas indispensable, car le soir, normalement, vous êtes « déstressé ».
  • Vous devez faire pile six respirations par minutes, donc chaque cycle de respiration doit durer 10 secondes pile (testez auparavant avec un chronomètre afin de trouver le bon tempo).
  • La séance dure 5 minutes, pas plus, et vous pouvez (c’est le gros avantage) pratiquer l’exercice n’importe où, chez vous, dans le métro, au boulot, en marchand sur le trottoir, debout, assis ou allongé.

 

La principale et en vérité la seule difficulté, c’est qu’il faut le faire tous les jours, c’est une astreinte, cela doit devenir une habitude, un automatisme.

Quand le pli est pris, ça va alors tout seul.

Cinq minutes au bon rythme suffisent pour mettre le cœur à la bonne vitesse, une vitesse qu’il tiendra ensuite tout seul pendant une période de quatre à six heures. C’est pourquoi, il faut recommencer quatre heures ou cinq heures après. (Encore une fois, c’est pas à la minute).

Le soir et surtout la nuit quand on dort, on est beaucoup moins stressé ; il est donc inutile de le faire.

Explication succincte du phénomène :

La fréquence cardiaque n’est pas constante. Les battements du cœur ne sont pas constants. Le cœur accélère et ralenti en permanence. Mais il peut s’adapter à la demande.

Cette variabilité cardiaque varie aussi selon :

  • L’âge
  • Le style de vie
  • Les maladies
  • Le stress et autres facteurs psychologiques
  • La prise de produits comme l’alcool, le tabac ou des médicaments.

 

Tout cela fait baisser le rythme cardiaque.

Mais d’autres facteurs le font augmenter comme :

  • Un style de vie sain et régulier
  • Les exercices physiques ou le Qi Gong
  • Les vacances et la relaxation
  • La méditation
  • Le yoga
  • La prière
  • Le sommeil
  • L’amour

 

La cohérence cardiaque est un état particulier de la variabilité cardiaque.

En pratiquant la respiration selon la méthode 365, on transforme très facilement et sans aucune aide, la courbe très hachée de la fréquence cardiaque en une sinusoïde parfaite.

La fréquence cardiaque agit sur le système nerveux. Avec la respiration guidée 365, on équilibre les systèmes nerveux sympathique et parasympathique. En quelque sorte, on se refait une santé, pour pas un rond.

Les conséquences sur la santé sont incroyables (je reprend la liste du Dr David O’Hare dans son livre « Cohérence Cardiaque 365, éditions Thierry Souccar) :

Les effets immédiats et permanents :

  • Baisse du cortisol
  • Augmentation de la DHEA (l’hormone de jouvence)
  • Augmentation des IgA salivaires (défense immunitaire)
  • Augmentation de la sécrétion d’ocytocine (l’hormone de l’amour)
  • Augmentation du facteur natriurétique auriculaire (modulation de la pression artérielle)
  • Augmentation des ondes Alpha
  • Action favorable sur de nombreux neurotransmetteurs
  • Réduction de la perception du stress
  • Impression générale de calme.

 

Les effets à long terme (à condition de pratiquer tous les jours) :

  • Diminution de l’hypertension artérielle
  • Diminution du risque cardiovasculaire
  • Diminution de l’anxiété et de la dépression
  • Meilleure régulation du taux de sucre
  • Réduction du périmètre abdominal (lutte contre l’obésité)
  • Meilleure récupération de l’effort pour les sportifs
  • Amélioration de la concentration et de la mémorisation
  • Diminution des troubles de l’attention et de l’hyperactivité
  • Meilleure tolérance à la douleur
  • Amélioration de la maladie asthmatique
  • Impact sur la réduction de l’inflammation pathologique.

 



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